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Sons de la maison hantée

1 juillet 2009

Quand j’étais gamin j’avais cette véritable fascination pour les maisons hantées et les monstres à coller qui brillaient dans le noir (dont je vous reparlerai plus tard). Je devais avoir dix ou onze ans et à force de faire plein de commissions (et à garder parfois la monnaie en sifflotant) je me suis retrouvé un beau jour avec quelque chose comme dix dollars. Ce qui était à l’époque une somme assez considérable. C’est avec cet argent que je me suis procuré mon premier disque, acheté avec fierté chez La Baie.

Le recto ci-haut et le verso en-dessous.

Le côté “A ” du disque comprenait une série de mises en scène sonores qui se suivaient presque sans interruption (le côté “B” était une série de sons individuels; chat, orages, chaînes…). Ce qui était assez marrant avec ce côté est que la pochette du disque ne donnait qu’une très brève description de ces sketches, ainsi en l’écoutant, il fallait utiliser notre imagination pour combler la partie visuelle. C’était, je dois dire, assez efficace. Voici donc un extrait tiré de cette face qui comprend, si je me souviens bien les segments “Night Creatures“, “Haunted House“, “The Dungeon” et “The Witches“. Pour ma part, ma préférée était “A Grave Matter” que l’on apperçoit d’ailleurs dans l’image ci-haut avec le type en haut-de-forme qui creuse dans le cimetière. Je n’aimais pas cette séquence sonore pour son thème, assez lugubre il faut l’avouer, mais bien pour la grande qualité des sons qui l’accompagnaient, dont la corne de brume et les bruits réalistes du cheval et de son atelage.

Ce disque, que j’ai acheté deux fois parce que le premier était trop “magané”, fut produit par Walt Disney en 1979. Il se voulait une des nombreuses rééditions qui parut initialement en 1964 avec, sur la pochette, une splendide illustration réalisée par l’artiste Paul Wenzel. On peut facilement identifier le disque de 1964 à sa pochette blanche.

Il différait aussi en contenu puisque les premières versions comportaient de la narration sur le côté des mises en scène. Une actrice du nom de Laura Olsher, dotée d’une voix absolument taillée pour ce type de régistre, faisait ladite narration. Que voici:

La réédition suivante, au début des années 70 comportait une pochette un peu différente; elle était orange plutôt que blanche et comportait deux feuillets remplis de “conseils” afin de créer et bien réussir un party d’épouvante. Notez l’étiquette ne haut à gauche à ce sujet.

Il y eu ensuite une autre réédition, celle-là en 1974 où l’on remplaça l’illustration à la gouache par une photographie lugubre en noir et blanc. Le contenu du disque était toutefois identique à la version de 1964.

Puis vint la dernière réédition en 1979 où la pochette retourna à une illustration fort réussie à la gouache (qui est d’ailleurs ma préfére et qui paraît au début de cet article) et qui comporta des changement, notamment la disparition de la narration. S’il y avait bien quelque chose que j’aimais c’était de m’installer dans ma chambre, de descendre le store et d’écouter ce disque soit en fabriquant une maison hantée avec mes Lego ou en dessiner une.

Au début des années 80, lors d’un périple chez Sam the Record Man sur Sainte-Catherine, j’ai trouvé un autre disque d’effets sonores hantés et je l’ai alors acheté pour la simple curiosité de la chose, surtout qu’il était terriblement bon marché. La pochette, elle aussi réalisée à la gouache était appropriée et, comme le disque de Disney, comportait un côté “mise en scène” à la différence que c’était plutôt une histoire qui se déroulait comme un film; un type ayant hérité d’un manoir décida qu’il serait avisé d’aller la voir par temps d’orage, ce qu’un garagiste lui déconseille de faire. Tout au long le type se parle à lui-même. Il décrit mot à mot ce qu’il voit. Le manoir est évidemment hanté et s’ensuit toute une série de séquences sonores qui finissent par faire fuir le type (avec tous les clichés possibles). Bien que les effets sonores accompagnant l’histoire manquaient d’un certain je-ne-sais-quoi, le jeu des acteurs était quand même bien relevé avec la présence entre autres de Michael Bell et Peter Cullen. Cullen fut ensuite connu pour être la voix d’Optimus Prime dans la série télévisée (et les deux films) Transformers. Le disque dans son ensemble n’était pas mauvais mais il était inégal et, à mon avis, une coche en-dessous de celui de Disney qui était alors un classique du genre.

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